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  • Tourbillonne

    Tourbillonne

     

    Tourbillonnent les genêts et leurs clochettes safran

    Dansent leurs balais kakis au rythme du vent

    Par ce matin frisquet de mai

    Touchent les chatons sans griffes des chataigniers

    Tu prends ma main

    Lent

    Doux

    Et les herbes sauvages

    Se prosternent à notre passage

    Les landes rafraichissent toujours la campagne bretonne

    De leur chant débraillé

    Tant que tu seras contre moi.

     

     

     

     

     

  • "L'infini ne se discute pas" Emmanuelle Le Cam

    Emmanuelle Le Cam

    Recueil de 86  pages orné de 4 peintures de Valérie Depadova au format 10 x 15, 6 € 

    E.-Le-Cam.jpgtremblé de fougères

    la bise s’engouffre

    viendra l’ondée

    l’air moins froid

    je siffle entre mes dents

    les monstres se taisent

    dans les creux de rochers

    j’ai quatre ans à nouveau


       L'infini ne se discute pas, nous dit Emmanuelle Le Cam, car il est à portée de main: il est évidence. Il est dans les lignes d'un paysage, dans la caresse et la fusion, dans l'appel muet des dépossédés, dans le murmure secret des corps. Il est parfois rencontré par l'écriture et ces poèmes toujours nous en rapprochent. Il est juste derrière le papier de soie...

              Cet infini est au cœur de la vie ordinaire et dans la simplicité des phrases. Il apparaît lorsque la fausse banalité des jours se dispose en conscience du miracle. Il précipite lorsque les mots les plus clairs se succèdent autrement.

              Là où l'on faisait remarquer la limite, la poésie décèle des ouvertures.

              Ainsi de ces voyages vers des citadelles bien réelles, celles de la rade de Lorient, en leurs parfums de route des Indes et de commerce triangulaire. Ainsi de ces paysages précaires qui s'animent en esquisses et contours: champs, rochers, bruyères et bois, réunis par le vent. Les chambres sont ouvertes sur la nuit et la lune, habillées par la silhouette des chats. A rebours de la mémoire on entend ici la voix d'une adolescence éternelle où se côtoient l'amour absolu et l'intuition qu'il se déroule sur filigrane de mort. Tout est savoir du sursis, toucher de la brièveté, espoir que demain sortira de l'ombre. Tout est noté, ausculté: le battement ténu des veines, l'irrigation des minutes, le fil de la vie.

              Ce regard  s'étend en compassion, il accompagne des marches inexorables: celle des vagabonds qui, dans la rue, sont délestés de tout, sauf de la reconnaissance de leurs chiens; celle des combattants écrasés par les directions de l'histoire; celle des femmes qui souffrent et dont l'auteur met la voix au premier plan; celle d'un temps qui dure toujours, où l'on clouait les rapaces nocturnes sur les portes des granges.

              Ce parcours se prolonge en s'abandonnant au vent. C'est l'élan de l'air qui nous réunit au plus vaste univers et nous dit l'impossibilité des retours. La marche reconnaît le gouffre. Un court moment recrée l'éternité.

     

    Alexis Gloaguen

     

  • Mais qui est F R E D E R I C V I T I E L L O “guitarositeur”

       

     

     

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                       Né en 1960, Frédéric VITIELLO a commencé la guitare à 8 ans au Conservatoire de Saint-Denis (93) avc Nisso BITRAN professeur de l'époque qui ne compte pas ses heures. Marie-Luce LUCAS sera l'enseignante de Formation Musicale, et Georges GOURDET pour l'Histoire de la Musique.

                        Il se découvre très tôt une passion pour l’instrument classique qu’il souhaite enseigner, ce qu’il fera dés l’âge de 15 ans dans son cercle familial et scolaire.

                       En 1973, il poursuit son apprentissage musical à Nice au Conservatoire National de Région, avec Henry DORIGNY puis Ako ITO,qu’il complète ensuite par la Musique de Chambre, l’Ecriture, la Musique Ancienne…Il seperfectionne par des stages internationaux avec Alexandre LAGOYA, Alberto PONCE, Oscar CACERES

    Suivent les premiers Prix, la Faculté de Musicologie et l’enseignement dans les écoles de musique niçoises,puis le Conservatoire de Clermont-Ferrand où il est nommé professeur adjoint au côté de Jean-Pierre Billet.

     

    Il profitera de cette période pour étudier l’Analyse musicale et la Composition avec Daniel Meier…

     

                       En 1985 il obtient le Certificat d’Aptitude à l’enseignement de la guitare, délivré par le Ministère de la Culture.Il est alors nommé en Bretagne, à Lorient pour créer la classe de guitare, poste qu’il occupe depuis cette époque.

     

                       La pédagogie, ainsi que la rencontre avec Daniel MEIER en Auvergne lui ont donné une envie d’écrire qui ne s’est jamais éteinte ; il compose pour ses élèves, pour ses collègues, ou pour lui-même. Il a publié depuis 20 ans une quinzaine de recueils pour jeunes-guitaristes et se consacre actuellement au développement du répertoire de la guitare associée aux instruments rencontrés dans les écoles de musique.

                       En prés de 2 ans, il a écrit environ 250 pièces de divers niveaux techniques, mettant en scène son instrument, sous de nombreux aspects.

                       Outre les recueils pédagogique publiés aux Editions LEMOINE, COMBRE, D’OZ, MARTIN, MAURER, etc…il prépare un livre consacré aux Luthiers-Guitariers de France en collaboration avec Philipe SPINOZI.

     

                       Il joue régulièrement en concert depuis 1980 dans diverses formations de musique de chambre.Il a créee successivement l'Ensemble AROMA, le duo de guitares EVOA, et tout récemment le Duo Violoncelle-Guitare CELTARavec Emmanuelle LAMARRE.

     

    Parallèlement à sa carrière de musicien compositeur, il écrit de plus en plus assidument des poèmes qui sont régulièrement accéptés dans les revues littéraires, ainsi que des recueils poétiques.

    Il complète ses concerts par des Lectures musicales de ses œuvres littéraires en improvisant sur ses textes.